Cette prise de conscience s’impose à tous, et a naturellement trouvé un écho dans notre petite île. Ceci est vrai, tant au niveau du développement constaté des énergies renouvelables dans les constructions particulières, comblant ainsi partiellement la faiblesse des décisions politiques prises en la matière, que dans le souci de la population de voir protéger les grands espaces naturels de l’ile. L’importance de la mobilisation populaire pour la signature d’une pétition est là pour rappeler aux élus que cette question n’est plus accessoire et doit être prise en compte dans les décisions à prendre.
Pour ma part, je suis favorable à la préservation de certains sites à l’état naturel, et je défends l’idée qu’il faudra, à l’avenir, trouver les moyens de les sanctuariser. Je crois qu’il faut inscrire nos actions dans le long terme et ne pas céder aux sirènes du profit immédiat et résister aux pressions, même quand celles-ci prennent les traits d’un “éco-resort” soucieux de son intégration. De surcroit, quand cela risque de créer un précédent qui pourrait entrainer l’urbanisation complète de la zone âprement convoitée, il nous faut être doublement vigilant. La responsabilité des élus sur ces dossiers sensibles, ma responsabilité, en la matière sera totale.
Je ne peux pas aborder le sujet de l’Environnement sans dire ma satisfaction d’élu membre du conseil d’administration de Grenat quant au bilan qu’affiche aujourd’hui la réserve naturelle, sous la direction de sa dynamique Conservatrice, Franciane Le Quellec. Les pêcheurs professionnels qui pensaient que cette réserve gérée depuis sa création par cette association, allait les mettre au chômage ou les professionnels de la mer qui voyaient en elle une contrainte supplémentaire dans l’exercice de leur activité commerciale, sont tous unanimes pour dire que les actions menées visant à la préservation de la ressource ont eu des larges impacts positifs sur leurs activités. L’effet “réserve” révélé par des études scientifiques est quant à lui avéré et quantifié.
Tout cela amène deux réflexions. La première, c’est que la réserve, financée intégralement par la Collectivité depuis le changement de statut, constitue aujourd’hui une richesse touristique qu’il nous faut aujourd’hui mettre en valeur, comme nous le faisons déjà avec les plages, les boutiques de luxe ou la gastronomie. La seconde, c’est qu’une gestion raisonnée d’un territoire, comme le prouve l’exemple de la réserve naturelle, débouche non seulement une préservation de ce territoire, mais plus encore, contribue à une amélioration de l’environnement économique. C’est la raison pour laquelle il me semble aujourd’hui indispensable d’élaborer un schéma territorial d’aménagement du territoire qui fixerait les orientations fondamentales en matière d’aménagement, de développement, de mise en valeur du territoire et de protection de l’environnement.
Je vous souhaite mes meilleurs vœux de santé et de prospérité pour 2010 et.. un Environnement favorable.
(Cet article est la reprise de celui publié dans le magazine de la Collectivité – N°1 de Janvier 2010)

